Au Menu de la Terre

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Kafka)

Jemand hat die Weisheit in Stücke geschnitten und den Vogel befreit. Auf allen Speisekarten der Erde sucht sie, auf allen Kontinenten sammelt sie Teile und verleibt sich ein. Sie streicht über den vollen Bauch der Espressotasse und fühlt sich gleichzeitig voll und doch nicht ganz satt. Sie hat gestohlen, betrogen, versucht die Welt mit dem Rauch einer Zigarette einzuatmen.
Er erhebt ein Glas helles Glück und prostet ihr zu. Die Gaben sind ungleich verteilt.

Quelqu’un a coupé la sagesse en petits morceaux, l’a éparpillée, et a retrouvé la boule. Elle cherche sur tous les menus de la terre, sur tous les continents elle amasse des morceaux et se les approprie. Elle caresse le ventre rond des tasses à espresso et tout en ayant l’impression d’avoir eu assez, n’est jamais tout à fait repue. Elle a volé, trompé et a tenté d’aspirer le monde avec la fumée d’une cigarette.
Il porte un toast au bonheur. Les dons et talents ne sont pas équitablement répartis.

Text : Barbara Rieger 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

English version by Anna Robinigg

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Métamorphosée

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Kafka)

Ob ich das Café Kafka kenne, fragt A. und ja, ich kenne den Ort, an dem du läufst und läufst und am Ende dort bist, wo du zu Anfang schon warst, wie ein zu großer Käfer hilflos am Rücken und für immer verurteilt ohne zu wissen wofür. Doch die kafkaesken Seiten des Lebens lasse ich hinter mir, bei einem Bier, einem Kaffee und einer Zigarette mit dir. Meine besten Freunde planen ihr häusliches Glück und ich blicke nicht zurück, sondern umher: Eine, die gar nicht so dick ist, hat sich den Magen verkleinern lassen und ein anderer fragt die Mädels am Nebentisch um Hilfe bei seinem Handyprogramm. Einer, der immer da zu sein scheint, sieht mich ausdruckslos an. Ich weiß, dass die Unordnung niemals abnehmen kann.

Si je connais le café Kafka ? Voilà ce que me demande A. Bien sur que je connais ce lieu, dans lequel tu cours à perdre haleine pour finalement revenir à la case départ, tel un cafard trop grand, gisant impuissant sur le dos et condamné à perpétuité sans en connaître la raison. Une bière, un café et une cigarette avec toi, et je tourne le dos au coté kafkaïen de la vie. Mes meilleurs amis planifient leur bonheur familial mais je ne regarde pas en arrière, mais autour de moi : l’une s’est fait réduire l’estomac, même si on ne peut pas dire qu’elle soit grosse. Un autre demande aux filles de la table voisine de l’aider à programmer son mobile. Un troisième, qui semble être là depuis toujours, me regarde le regard vide. Je sais que le désordre ne diminuera jamais.

Text : Barbara Rieger 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet) 

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Éclat

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Kafka) 

Du siehst mich vorwurfsvoll an.       
Und wann?
Ich schweige erschöpft.
Na dann … !
Ich kann nicht mehr
Aufessen!
Was auf den Teller kommt
Sonst ist es zu spät!
Wer bezahlt für die Völlerei
Das geht schon noch!
Unserer Wünsche
Jetzt oder nie!
In Paris und in Wien.

Tu me regardes avec cet air réprobateur.
Et quand ?
Je me tais, épuisée.
Et donc … !
Je n’en peux plus
Finis !
Tout ce qu’il y a dans ton assiette
Sinon c’est trop tard !
Qui paie pour la gourmandise
Ca va aller !
De nos désirs
Maintenant ou jamais !
À Paris et à Vienne

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