Entropie

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Schopenhauer)
Original Post: October 2014

Why do you come here?
I’ve lost a student, answers one.

The other observes, quite as a
Lighthouse might. His gaze
Alters, does not fear the cold.
A camera around his neck to
Evade pain, to measure chaos,
To declare: Choose your café and I –

Will tell you who you are.

English version by Anna Robinigg 2016


„Warum kommst du hier her?“, fragt A.
„Ich habe einen Schüler verloren“, antworte ich.
„Ein Fotograf ist nur ein Zuschauer“, sagt er, und steht stark wie ein Leuchtturm. Er verändert mich durch seinen Blick. Die Kälte fürchtet er nicht. Um sich zu schützen vor Schmerz, trägt er einen Apparat und misst das Niveau des Chaos´, während er spricht: „Wähle dein Café und ich kann dir sagen, wer du bist.“

Text: Barbara Rieger 2014


« Pourquoi viens-tu ici ? », demande A.
« J’ai perdu un élève. »
« Un photographe n’est qu’un observateur. », dit-il, inébranlable comme un phare. Par son seul regard, il me transforme. Le froid ne l’atteint pas.
Pour se protéger de la douleur, il se munit d’un appareil photo et mesure le chaos tout en décrétant :
« Dis-moi quel est ton café préféré et je te dirai qui tu es. »

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

Interview mit dem Fotografen Alain Barbero
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Après, demain

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Schopenhauer)

Schneewittchen hat die Tische aufgestellt,
grüne Quadrate in harten schwarzen Rahmen,
die Abflughalle lehnt an weich gestreiften Wänden,
und darüber die Freiheit spiegelt grenzenlos.

Wirf dein Gesicht in die Zukunft,
sagt der Mann hinter dem Glas,
während Beate Uhse 36 Grad orakelt
und der freundliche Boxer
seinen Handschuh aus Cellophan abstreift.

Abendsonne wie tausend Lichter in der Gischt,
die Ebbe trollt sich von der Flut der Plastikstühle;
den Himmel in den Regenpfützen
klettern wir den Abhang hinunter.

Blanche-Neige a dressé les tables,
tapis verts entourés de solides cadres noirs,
le hall de départ s’adosse aux murs moelleusement rayés,
et au-dessus à l’infini se reflète la liberté.

Jette ton visage dans le futur,
dit l’homme derrière le miroir,
tandis que Beate Uhse prévoit 36 degrés,
et que le boxeur sympathique
retire son gant de cellophane.

Le soleil couchant brille de mille feux dans l’écume,
la pluie se retire des chaises comme de l’estran ;
le ciel dans les flaques d’eau
nous descendons le versant.

Text : Michael Giongo 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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