C’est dans l’air

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Foto : Alain Barbero 2015 (Café Stadtbahn)

und es singen die lieder
der mut ist ein flieger
der mut ist kein diener
und der mut ist davor

Jörg Zemmler 2016

et résonnent les choeurs
le courage est un aviateur
le courage n’est pas un serviteur
et le courage est avant tout

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2016

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Au long cours

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Foto : Alain Barbero 2015 (Café Stadtbahn)

gedämpft die saiten
der akkord verhallt
ein schluchzen
kaum bemerkt
kein taschentuch
und stille wieder
weit und breit
und schwer

wie sanft die
tankerschiffe gleiten
des abgrundtiefen
meers der
oberfläche nach

Text: Jörg Zemmler 2016

les cordes en sourdine
l’accord résonne
un sanglot
à peine remarqué
pas de mouchoir
et le silence de nouveau
tout autour
pesant

avec quelle douceur
les pétroliers glissent
à la surface
de l’océan
abyssal

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

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L’Illustre d’antan

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Stadtbahn)

Er denkt an sein Leben, an die Lieben, an die Welt, an einen Mann, der in der Ecke sitzt und trinkt. Er trinkt 21 Biere ohne Glas, ohne Freunde, ohne Spaß. Er trinkt sich blau, er trinkt sich schwarz und nur der Kellner weiß, wer er ist und wie er heißt. Nur einmal stand er plötzlich auf, nahm die Gitarre von der Wand, spielte ein Lied über die Wolken und über Freiheit von den Sorgen. Alle Gäste sangen mit, das Lied ist ihnen wohlbekannt. Und er sieht ihm noch immer nach, obwohl er weiß, er ist verloren.

Il pense à sa vie, aux amours, au monde, à cet homme qui boit assis dans un coin. Il boit 21 bières, sans verre, sans amis, sans joie. Il boit à en être gris, il broie du noir, et seul le serveur sait qui il est et comment il s’appelle. Une fois, il s’est levé sans prévenir, a décroché la guitare du mur et s’est mis à jouer une chanson sur les nuages et la vie sans soucis. Tous ont repris en chœur, cette chanson qu’ils connaissaient si bien. Et il continue de le suivre du regard, bien qu’il sache qu’il est perdu.

Text : Barbara Rieger 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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