Comme un éléphant dans un café

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Weimar)

Angesichts des aktuellen Scherbenhaufens fragte sie sich, wie mit den Restbeständen umzugehen sei. Gab es irgendwo in ihr einen Stauraum für derartige Altlasten? Oder wäre eine kompromisslose Entsorgung in diesem Falle vorzuziehen? 
Im Grunde war die Beziehung ein einziges Missverständnis: Sie verliebte sich in ihn, weil sie seine falschen Redewendungen für Wortwitz hielt, er war von der goldschimmernden Haarfarbe betört, die nicht ihre echte war.
„Es stimmt einfach nicht, dass man aus Fehlern lernt“, dozierte sie. Sie hatte das dritte Mal in Folge den falschen Mann erwischt, genauso, wie sie seit Jahren zu große Schuhe kaufte, aus denen ihre schmalen Füße herauskippten.

À la vue des morceaux brisés, elle se demanda que faire de ces débris. Y avait-il quelque part en elle assez de place pour garder de tels déchets ? Ou serait-il préférable de tout jeter sans compromis ?
Au fond, pensa-t-elle, sa relation n’était qu’un grand malentendu : elle était tombée amoureuse de lui parce qu’elle prenait ses expressions maladroites pour des jeux de mots, il était envouté par sa couleur de cheveux chatoyante, en réalité factice.
“Ce n’est pas vrai qu’on apprend de ses erreurs” déclara-t-elle. Pour la troisième fois consécutive, elle était tombée sur le mauvais numéro, comme depuis des années elle achetait des souliers trop grands, que ses pieds trop fins perdaient immanquablement.

Text : Sabina Auckenthaler 2015 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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