Survivre

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Westend)

Übergangszonen beherbergen alles
Skurrile Gestalten wählt sie aus
Nur Ornamente verweilen
Ein Bahnhof saugt
Stammgäste auf
Uhren gehen
Längst nicht mehr voraus
Es bleiben zehn Jahre um einen Zug zu erreichen
Aus dem ein Mann mit Filzpantoffeln winkt
A. sieht Fußball mit dem Chef
Und fragt: „Warum wählst du nicht selbst?“

Les zones de transit regorgent de tout
Elle choisit des figures étranges
Seuls les ornements s’attardent
Une gare aspire
Les habitués
Depuis longtemps les horloges
n’avancent plus
Il reste dix ans pour prendre un train
À bord un homme en charentaises fait signe
A. regarde le foot avec le patron
Et demande : « Pourquoi ne choisis-tu pas toi-même ? »

Text : Barbara Rieger 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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Dein Deutsch ist tadellos

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Westend)

du sagst, ton français est impeccable
aber der Tag ist noch nicht vorbei
und die Schwalben werden
den Sommer vorbeiziehen sehen
und den Kindern wird man sagen
es sei ein verregneter Mai gewesen
wo warst du
als der Vollmond verschwand
und wo
als man dich rief
aber nicht dachte
die Schatten verlangen nach Haltung
so lange
bis du deinen Namen
nicht mehr kennst

tu dis dein Französisch ist tadellos
mais la journée n’est pas encore terminée
et les hirondelles
vont regarder passer l’été
et on dira aux enfants
le mois de mai a été pluvieux
où étais tu
lorsque la pleine lune a disparu

lorsqu’on t’a appelé
mais sans imaginer
que les ombres ont besoin d’être soutenues
le temps
que ton nom
tu ne saches plus

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Elle attend le Sud

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Foto : Alain Barbero 2014 (Café Westend)

Ein Zug von Paris, ein Zug nach Paris und jemand, der ihr das Gepäck abnimmt. Sie fährt nach Westen und verkleidet sich, verkleidet sich nicht. Sie blickt nach Osten und A. fragt sich, ist es sie oder ich.
Sie oder ich, frage ich dich.
Die Stadt ist ein Dorf, alle hier kennen sich, kennen sich nicht.
Sie fürchten das Ende noch vor dem Anfang, sie tragen Holzfällerhemden, ertragen Hosen aus Leder, vertragen die Übergänge nicht. Sie trinken ein Bier und verlieren den Norden, verlieren ihn nicht. Sie sind zu Hause an einem Ort in Europa, an dem das Innere aus dem Äußeren bricht.

Un train de Paris, un train pour Paris et quelqu’un pour lui prendre ses bagages. Elle part pour l’Ouest et se déguise, ou pas. Elle regarde vers l’Est et A. se demande, c’est elle ou moi.
Elle ou moi, je te demande.
La ville est un village, où tout le monde se connaît, ou pas.
Ils redoutent la fin avant même de commencer, portent des chemises de bucheron, supportent des culottes de peau, s’insupportent de l’entre-deux. Ils prennent une bière et perdent le Nord, ou pas. C’est quelque part en Europe où l’intérieur s’affranchit de l’extérieur qu’ils se sentent comme chez eux.

Text : Barbara Rieger 2014 (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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