La fuite

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Foto : Alain Barbero 2014 (Peter’s Operncafe)

Die erste Violine aus dem Adagio streifte behutsam ihr Gehör und berührte ihre Wehmut.
„Ich bin die Antwort“ zupfte die Viola, leise und nur für sie. Und als das Cello, zuerst das eine, dann fordernd, das zweite, diese trügerische Sanftheit durchbrach, wollte sie jeden Klang festhalten, jeden der Streicher umarmen, der ihr ihre Hoffnung, hier zu bleiben, wieder gab. Das Quintett verstummte langsam, sinnlich und heimlich und die Melodie schwebte noch schüchtern im Raum, als sie ging und ihr Herz zurückliess.

Le premier violon de l’adagio effleura doucement son oreille et toucha sa mélancolie.
« Je suis la réponse », dit la viole, à voix basse pincée, juste pour elle. Et lorsque le violoncelle, d’abord seul, puis accompagné, brisa, avec exigence, cette douceur chimérique, elle voulut retenir chaque son, enlacer chaque instrument qui lui redonnait l’espoir de rester ici. Le quintette s’est tu, lentement, voluptueusement et furtivement, et la mélodie planait encore timidement dans les airs, lorsqu’elle partit en laissant son cœur derrière elle.

Text : Beate Steininger (Traduction Sylvie Barbero-Vibet)

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