COMING SOON

Boltzmann_Barbara Rieger_Alain Barbero_Zentralfriedhof04

Wir arbeiten an der Buchversion.
(Selfie mit Ludwig Boltzmann am Zentralfriedhof, Wien)
Nous travaillons actuellement sur la version livre
(Selfie avec Ludwig Boltzmann au cimetière central de Vienne)
We are working on the book.
(Selfie with Ludwig Boltzmann, central cemetery Vienna)

Share Button
||||| Like It 1 I Like It! |||||

Fenêtre sur rêve

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Augustin, Cafés viennois, Alain Barbero, Barbara Rieger, Anna Robinigg

Foto : Alain Barbero 2014 (Das Augustin)

Zum Fenster hinaus und
alles still, das Haus bewegt sich nicht,
keine Straße zieht vorbei, nur
gemächlich Menschen, Schritte, Räder.

Zum Fenster hinaus und
alles neu, Mauern, Sprache,
Bäumchen, Wiesenfleck,
Gesichter, alles stumm.

Keine andere Sonne, aber dem Licht
am Gehsteig fehlt die Kadenz
jenes anderen Moments, dem
gelben Blatt am Bäumchen fehlt
das Zerren eines jenen Windes.

Zum Fenster hinaus und
weil du fehlst, in meinen
Fingern die Fäden der Geschichten, die
aus Momenten einen Menschen machen.

Hinter dem Fenster bleibt
vertraut nur der Ablauf von
Ich hätte gerne, Bitte sehr und Danke,
dann der Klang von Löffel an der Tasse und

Kaffee.

Text: Anna Robinigg 2016

Regard par la fenêtre, et
tout est calme, la maison immobile,
aucune rue ne s’étire, seuls
des promeneurs, des pas, des vélos, tranquilles.

Regard par la fenêtre, et
tout est nouveau, les murs, la langue,
Des arbres, des espaces verts,
Des visages, tout est muet.

Pas d’autre soleil, mais il manque
à la lumière sur le trottoir, la cadence
de cet autre moment, il manque
à la feuille jaune sur l’arbre
le frémissement d’un vent.

Regard par la fenêtre, et
comme tu manques, entre
mes doigts les fils des histoires, qui font
de moments un être humain.

Derrière la fenêtre, il ne reste que
l’enchaînement familier de
commandes, du service, puis le bruit
des cuillères contre les tasses et

le café.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2016

Share Button
||||| Like It 7 I Like It! |||||

C’est dans l’air

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Stadtbahn, Cafés viennois, Alain Barbero, Barbara Rieger, Jörg Zemmler

Foto : Alain Barbero 2015 (Café Stadtbahn)

und es singen die lieder
der mut ist ein flieger
der mut ist kein diener
und der mut ist davor

Jörg Zemmler 2016

et résonnent les choeurs
le courage est un aviateur
le courage n’est pas un serviteur
et le courage est avant tout

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2016

Share Button
||||| Like It 8 I Like It! |||||

Nostalgie

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Kleines Café, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

Foto : Alain Barbero 2014 (Kleines Café)
Original Post: October 2014

As if we were strangers, I look at you:
The place you wanted to go to has closed.
Memory lies cushioned in the inherited, polished leather bag.
The closeness of years clicked away, you are now also black and white.
And once again, all seats are free for you.

English version: Anna Robinigg 2016


Wie eine Fremde sehe ich dich an:
Der Ort, zu dem du willst, ist im Moment geschlossen.
In der vererbten Tasche aus geputztem Leder liegt gepolstert die Erinnerung.
Weggeklickt die Nähe von Jahren, bist auch du schwarz und weiß.
Und wieder sind alle Plätze für dich frei.

Text : Barbara Rieger 2014


Comme une étrangère, je t’observe :
Le lieu où tu veux te rendre est fermé, pour le moment.
Dans le sac en cuir ciré reçu en héritage, le souvenir repose, protégé.
Chassées par les déclics, nos années de proximité ; toi aussi tu es en noir et blanc.
Et de nouveau, toutes les places libres te sont destinées.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2014

Share Button
||||| Like It 36 I Like It! |||||

Les visiteurs d’un temps

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Weidinger, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

Foto : Alain Barbero 2014 (Café Weidinger)
Original Post: January 2014

Each table an island in a sea of time, obscured by gentle mist. Memory, blurred. People staying in order to go. A student who prefers to eat at home for less. Lovers reading the paper. Old hippies rolling their own cigarettes. Workers with a quick beer. Unemployed academics discussing scientific texts. A woman who leaves after two glasses of wine and a man who then gambles his money away. Guests not served quickly enough who fall in love somewhere else. Looks that no one reacts to. There is no Wi-Fi here, there is only wine. There is no life, there is a billiard table. There is no ban on smoking, there is only a large clock. It’s the time that never stands still but lags – from time to time.
“How are we connected to this place?” A. asks.

English version: Anna Robinigg 2016


Jeder Tisch ist eine Insel in einem Meer der Zeit, über dem ein wenig Nebel liegt. Die Erinnerung verschwimmt. Menschen, die bleiben um zu gehen. Ein Student, der lieber billiger zu Hause isst. Liebende, die Zeitung lesen. Alte Hippies, die selber Zigaretten drehen. Arbeiter bei einem schnellen Bier. Arbeitslose Akademiker, die wissenschaftliche Texte diskutieren. Eine Frau, die nach zwei Spritzern geht und ein Mann, der daraufhin in einem Wettcafé sein Geld verspielt. Gäste, die nicht schnell genug bedient werden und sich anderorts verlieben. Blicke, auf die niemand reagiert. Es gibt kein W-Lan hier, es gibt nur Wein. Es gibt kein Leben, es gibt einen Billardtisch. Es gibt kein Rauchverbot, es gibt nur eine große Uhr. Es ist die Zeit, die niemals stehen bleibt, nur manchmal etwas träger wird.
“Was verbindet uns mit diesem Ort?”, fragt A.

Text : Barbara Rieger 2014


Chaque table est une île dans un océan du temps, au-dessus duquel plane un léger brouillard. Le souvenir s’estompe. Des hommes qui restent pour partir. Un étudiant qui préfère manger à la maison pour faire des économies. Un couple qui lit le journal. De vieux hippies qui roulent des cigarettes. Des ouvriers qui passent boire une bière. Des chômeurs diplômés qui débattent de textes scientifiques. Une femme qui part après deux Spritzers et un homme qui s’en va alors pour tout perdre en paris. Des clients qui ne sont pas servis assez vite et qui s’éprennent ailleurs. Des regards auxquels personne ne répond. Il n’y a pas de wifi ici, il n’y a que du vin. Il n’y a pas de vie, il y a une table de billard. Il n’y a pas d’interdiction de fumer, il n’y a qu’une grosse horloge. C’est le temps, qui jamais ne s’arrête, mais qui s’alanguit parfois.
“Qu’est-ce qui nous relie à ce lieu?”, demande A.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2014

Share Button
||||| Like It 37 I Like It! |||||

L’âge ingrat

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Alser Café, Cafés viennois, Alain Barbero, Barbara Rieger, René Merten

Foto: Alain Barbero 2016 (Alser Café)

No, he wasn’t easy to be with.
Half bar, half lounge, entirely without… youth culture without character – and yet! Between spots of cake and all-day breakfast, he has matured: Adolescent fuzz against the old Viennese coffehouse-generation. His façade of defiance styled in white coffee, but inside: Frightened flirtation, simmering. Calf on the menu.

English version: Anna Robinigg 2016


Nein, leicht war es nicht mit ihm.
Halb Bar, halb Lounge, ganz ohne… charakterlose Jugendkultur – und doch! Zwischen Mitessern aus Torte und Ganztagsfrühstück reift er heran: Zarter Bartflaum gegen die Altwiener Café-Generation.
Melange-braun gestylt seine Trotzfassade, aber im Inneren: Verängstigte Liebelei köchelt. Backfisch im Wochenmenü.

Text: René Merten 2016


Non, ce n’était pas simple avec lui.
Moitié bar, moitié lounge, dépourvu de tout … culture jeune sans caractère – et pourtant ! Entre les points noirs de gâteaux et petits-déjeuners servis en continu, il gagne en maturité : duvet naissant versus ancienne génération de cafés. Mine revêche relooké dans le café au lait, mais au fond, flirt effarouché bouillonnant. Poule au menu de la semaine.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

Kurzinterview mit dem Autor René Merten

Continue reading

Share Button
||||| Like It 9 I Like It! |||||

La fleur de Qingdao

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Griensteidl, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

 

Foto: Alain Barbero 2014 (Café Griensteidl)
Original Post: October 2014

A regular sits down, his table not yet cleaned.
On the wall, a tapestry with a Klimt motive, and
for her, a flower travels through the room.
A. chokes on a clown that lives
in the beer bottle. Now
it speaks through him.
French people in Shanghai,
Chinese women in the movie,
a man from Carinthia and one from Upper Austria.
What is it they are talking about?
They can celebrate, fly, share knuckles of pork, but
cannot mix love and doctrines.
A. asks the waiter for the time.

English version: Anna Robinigg 2016

Ein Stammgast setzt sich an seinen Platz, auch wenn dieser noch nicht aufgeräumt ist. An der Wand hängt ein Teppich mit einem Motiv von Klimt und für sie reist eine Blume am Tisch. A. verschluckt sich an einem Clown, der in der Bierflasche wohnt, und nunmehr aus ihm spricht.
Franzosen in Schanghai, Chinesinnen im Film, ein Mann aus Kärnten und einer aus Oberösterreich, worüber unterhalten sie sich? Sie feiern, sie fliegen, sie teilen sich Stelzen, nur Liebe und Lehre vermischen sie nicht.
A. fragt den Kellner wie spät es ist.

Text: Barbara Rieger 2014

Un habitué s’assoie à sa place, même si elle n’a pas encore été débarrassée. Au mur se trouve une tapisserie avec un motif de Klimt et une fleur voyage jusqu’à la table pour eux. A. avale de travers un clown, qui loge dans la bouteille de bière et qui désormais s’exprime du fond de lui.
Des Français à Shanghai, des Chinoises dans un film, un homme de Carinthie, un autre de Haute-Autriche : de quoi parlent-ils ? Ils font la fête, s’envolent, se partagent des jambonneaux ; il n’y a que l’amour et l’enseignement qu’ils ne mélangent pas. 
A. demande l’heure au serveur.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

Share Button
||||| Like It 30 I Like It! |||||

Le dernier verre

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Am Heumarkt, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

 Foto : Alain Barbero 2014 (Café Am Heumarkt)
Original Post: Februar 2014

The room between us is slippery parquet, is
waiting for happiness, perfection, passion.
But the waiter’s steps are slow, and his hands
are protected by plastic. He is wearing
a white coat.

A. is surprised at how small I am and how quickly
I can duplicate. He fills the display case.
The glass on the table wobbles, and
I have a funny feeling that I’ve been here before.
Here, in a place that’s empty and full of memories,
in a dream through which I can only glide
very carefully.

The glass cabinet is empty.
The place at the piano never carried
my name.

We glance towards the door, it opens.
No more photographs today, now that
the guests are here. They’ve come to
pick us up, have a glass, scratch words into ice,
have dinner, take us home.

English version by Anna Robinigg 2016


Der Raum zwischen uns ist spiegelglattes Parkett, ein Warten auf Glück, Perfektion und Leidenschaft. Doch die Schritte des Obers sind langsam und seine Hände von Plastik geschützt. Er hat einen weißen Mantel an.
A. ist verwundert, wie klein ich bin und wie schnell ich mich verdoppeln kann. Er füllt den Setzkasten. Das Glas am Tisch wackelt und mich beschleicht das Gefühl, ich war schon mal hier. An einem Ort, der leer und voll von Erinnerung ist, in einem Traum, durch den ich nur vorsichtig gleiten kann. Die Vitrine ist leer. Der Platz am Klavier war niemals für mich reserviert.
Unser Blick fällt zur Türe, die sich zu öffnen beginnt. Schluss mit dem Fotografieren, denn nun sind die Gäste da. Sie holen uns ab, trinken ein Glas, ritzen Worte in Eis, essen zu Abend, holen uns heim.

Text: Barbara Rieger 2014


Entre nous, un parquet glissant, une attente de bonheur, de perfection et de passion. Mais les pas du serveur sont lents, et ses mains protégées de plastique. Il porte un manteau blanc.
A. est étonné de constater comme je suis petite et capable de me dédoubler si vite. Il remplit le vide. Le verre sur la table tremble, et je suis envahie par la sensation d’être déjà venue. Dans un lieu à la fois désert et plein de souvenirs, dans un rêve, où je ne peux évoluer qu’avec prudence. La vitrine est vide. La place au piano n’a jamais été réservée pour moi.
Notre regard s’arrête sur la porte, qui s’ouvre lentement. Fini de photographier, car les clients sont arrivés. Ils viennent nous chercher, boivent un verre, gravent des mots dans la glace, dînent, nous ramènent à la maison.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet 2014

Share Button
||||| Like It 38 I Like It! |||||

Crépuscule

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Dommayer, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

Foto : Alain Barbero 2014 (Café Dommayer)
Original Post: Juli 2014

Soft sensation of time.
The unerasable, light.
Or: The day became night quite suddenly –
and brilliantly, a thought lights up the mind.
Like a reverse, like unbordering: like whole world!

English version by Anna Robinigg 2016


Sanftes Zeiterlebnis.
Das Unauslöschliche, Licht.
Oder: Der Tag wurde sehr plötzlich zur Nacht –
und rettend im Kopf erhellt sich der Gedanke.
Wie Gegenläufiges, Entgrenzung: Wie ganze Welt!

Text : Petra Ganglbauer 2014


Douce sensation temporelle.
L’ineffaçable, lumière.
Ou : Le jour est soudain tombé dans la nuit –
et, salvatrice, la pensée s’éclaircit dans la tête.
Comme à contre-courant, transcendant : comme la terre entière !

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

Kurzinterview mit der Autorin Petra Ganglbauer
Continue reading

Share Button
||||| Like It 30 I Like It! |||||

La première

Blog, Wien, Vienne, Café Entropy, Kaffeehaus, Café Phil, Cafés viennois, Barbara Rieger, Alain Barbero

Foto : Alain Barbero 2014 (Café Phil)
Original Post: Juni 2014

Came by train from
the city of love, sent back
a picture.

Picture of a holiday from
a place filled with books, with
melancholy, music, shouts for
happiness (or joy or luck, whichever).

Drank a spritzer, ate falafel
and remembered: This city (she) seeks
a man to photograph her and
the children
she lost.

English version by Anna Robinigg 2016


Sie kam mit dem Zug aus der Stadt der Liebe und schickte ein Bild dorthin zurück. Das Bild eines Feiertages von einem Ort voller Bücher, Melancholie, Musik und Rufen nach Glück. Sie trank einen Spritzer zu ihrem Falafel Sandwich und erinnerte sich: Diese Stadt sucht einen Mann, der sie und ihre verschwundenen Kinder fotografieren kann.

Text : Barbara Rieger 2014


Elle est arrivée par le train de la ville de l’amour, et y a renvoyé une image. Celle d’un jour de fête dans un lieu empli de livres, de mélancolie, de mélodies et d’appels au bonheur. Elle a bu son Spritzer avec un sandwich aux falafels et s’est remémorée : la ville recherche un homme pour la photographier, elle et ses enfants disparus.

Traduction Sylvie Barbero-Vibet

Interview mit der Übersetzerin Sylvie Barbero-Vibet

Continue reading

Share Button
||||| Like It 41 I Like It! |||||